1ère marche. Les portes du métro se referment quelques secondes après son passage. A défaut d’avoir été bonne, sa journée n’a pas été ennuyeuse. Las de tout, il prend la direction du parking, noyé dans ses idées.
10ème marche. Sa voiture est mal garée. Qu’importe, elle n’a qu’un petit aller-retour à faire, cela devrait suffire. Elle s’en veut d’avoir oublié le document chez ces clients, qui d’ailleurs, ne devraient pas tarder à les trahir.
2ème marche. Ses chaussures de costard coûtent plus chers que l’ensemble des vêtements du jeune homme qu’il vient de croiser. Son métier ne lui plait pas, mais au moins, il est très prolifique. Ses chaussettes noires dépassent à peine.
9ème marche. Elle n’aurait sans doute pas du prendre cette paire. Ses talons blanc sont du plus bel effet lors des soirées, mais ne sont pas pratiques, surtout dans le métro. Mais elle n’avait pas le choix : passer par chez elle lui aurait fait perdre trop de temps.
3ème marche. Très élégant, il est vêtu d’un costard noir tirant un peu sur le gris. Sa chemise et sa cravate s’uniformisent afin de créer un ensemble de très bon goût. Ses cheveux sont très courts, peut-être un peu trop à son goût.
8ème marche. Sa robe rappelle le printemps ; les différentes couleurs présentes, du rouge, du vert et du jaune, s’emmêlent de manière très distinguée. Son pari a été gagnant, il n’a pas plut de la journée, et le soleil n’a pas été aussi timide que les derniers jours.
4ème marche. Il repense à sa journée, avec dégoût. Ses yeux bleus croisent le regard des passants mais son cerveau est trop occupé à se remémorer les mauvais moments. C’est alors qu’elle le sort radicalement de ses idées.
7ème marche. Pourvu que je n’aie pas trop à attendre le métro, se dit-elle. Elle déteste entrer dans le métro quand tout le monde sort. Cela donne selon elle l’impression d’aller à contre-courant, d’être non-intégré dans la société. C’est alors qu’elle le voit.
5ème marche. Son regard se fige, il s’arrête. Il n’avait jamais vu une fille aussi belle, si lumineuse, contrastant avec la grisaille underground. Il aimerait profiter un maximum de cette seconde durant laquelle ses yeux affrontent les siens.
6ème marche. En l’espace d’un instant, tous ses problèmes ont fui. Elle se tient debout, face à lui. Elle sent que sa vie va prendre un nouveau tournant. Elle voudrait s’abandonner à lui. Son cœur bat à cent à l’heure, et mieux, il semble réceptif.
Et maintenant, que faire si nous sommes heureux ?

3 commentaires:
Bonsoir Krisis :)
Je suis l' anonyme de sexe féminin qui admire ton blog depuis le début xD
J'aime vraiment ta façon d' écrire, ou plutôt l'originalité de tes textes... Vraiment. Je guette la venu d' un de tes écrit tous les jours et j' ai constaté qu'aucun nouvel article aujourd'hui n'a été posté :(
Ca m' étonne que l'anonyme insatisfait qui jalouse surement ton blog ne soit pas venu exprimer son dégout sur cet article. Il en faut des gens comme ça... C' est triste, mais il en faut.
Et maintenant, que faire si nous sommes heureux ?
Hmm... Bonne question. Mais comme nous ne le sommes pas, que les instants de bonheur ne sont que très brefs, nous avons beaucoup de chose à faire ;)
Le jour où je serai totalement heureuse je te ferai signe...
Bonne soirée (nuit) ++
Ça me donne du baume au cœur, de voir que ça plait à quelqu'un :-)
Je n'ai pas trop eu le temps de poster de message hier, ni aujourd'hui, mais j'en concocte un pour dans quelques dizaines de minutes :-)
Moi je suis l'anonyme critique mais gentil. Appelons moi ... Harry.
J'ai pas vraiment saisi l'idée et le but de ce pamphlet. un manque de rythme mais l'intention y est.
C'est toujours une vision bien sombre des choses, même si on sent poindre petit à petit, une éclaircie. c'est Dans ce sens là qu'il faut chercher ;)
Enregistrer un commentaire